L’obésité est une maladie chronique causée par un déséquilibre dans le bilan énergétique du corps et touche un tiers des adultes en Turquie. L’obésité est diagnostiquée lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 30 kg/m², et elle est divisée en trois stades en fonction de la valeur de l’IMC : stade 1 (30-34,9 kg/m²), stade 2 (35-39,9 kg/m²) et stade 3 (supérieur à 40 kg/m²). Un excès de graisse dans la région abdominale (plus de 102 cm chez les hommes et 88 cm chez les femmes) multiplie par 5 le risque de diabète de type 2, par 3 le risque d’infarctus et par 6 le risque d’hypertension.
Mode de vie sédentaire
L’inactivité de la vie moderne est le principal facteur contribuant à l’obésité. Être assis au bureau en moyenne 9 heures par jour et faire moins de 5 000 pas par jour ralentit le métabolisme d’un tiers. Les personnes qui passent plus de 6 heures par jour devant un écran ont un risque d’obésité 78% plus élevé, et celles qui travaillent à domicile sont 44% moins actives que les employés de bureau.
Alimentation malsaine
Les habitudes alimentaires quotidiennes peuvent avoir de graves conséquences à long terme. La consommation d’une boisson sucrée par jour entraîne une prise de poids annuelle de 7 kg, et la consommation de restauration rapide plus de 3 fois par semaine entraîne une consommation calorique supplémentaire de 920 kcal par jour. Alors que 80% des calories consommées après 20h sont converties en graisse, un intervalle de repas irrégulier augmente la résistance à l’insuline de 65%. L’augmentation de 1,5 fois des portions au cours des 20 dernières années a entraîné une consommation calorique excessive.
Changements hormonaux
L’équilibre hormonal joue un rôle essentiel dans le contrôle du poids. L’obésité survient chez 62% des patients atteints d’hypothyroïdie et peut entraîner une prise de poids incontrôlée de 3 à 5 kg par an. Le cortisol, qui augmente en raison du stress, provoque une accumulation de graisse, en particulier dans la région abdominale, et touche 83% de la population. Le syndrome des ovaires polykystiques entraîne une résistance à l’insuline, tandis que la baisse postménopausique d’œstrogène augmente l’accumulation de graisse de 40%.