Cancer de laœsophage
Le cancer de l’œsophage est un type de cancer grave avec environ 3 200 nouveaux cas par an. Les principaux facteurs de risque sont le tabagisme et la consommation excessive d’alcool ainsi que le syndrome de Barrett, et les symptômes les plus fréquents sont les troubles de la déglutition (92 %), les douleurs thoraciques (78 %) et la perte de poids. Un diagnostic par biopsie endoscopique est nécessaire. Il est traité avec le protocole CROSS et une chirurgie mini-invasive. Le taux de survie à 5 ans est de 72 % au stade précoce (stade I), mais il chute à 27 % aux stades avancés.
Cancer de laestomac
Le cancer de l’estomac avec 9 500 nouveaux cas par an en Turquie a une infection à H. pylori comme principal facteur de risque. Les symptômes précoces sont une sensation de plénitude et des douleurs épigastriques. La plupart des patients sont diagnostiqués à un stade avancé. Le traitement comprend une combinaison de chirurgie mini-invasive et du protocole FLOT. Dans les cas HER2-positifs (22 %), un traitement par trastuzumab est ajouté, tandis que le taux de survie à 5 ans peut atteindre 94 % au stade précoce.
Cancer colorectal
Le cancer colorectal touche 5,2 % de la population de plus de 50 ans. Les principaux symptômes sont les changements des habitudes intestinales (92 %), les saignements rectaux (63 %) et les douleurs abdominales (52 %). Le syndrome de Lynch et les maladies inflammatoires de l’intestin sont des facteurs de risque importants. Des coloscopies régulières réduisent le risque de 92 %. La combinaison de la TME laparoscopique et de la chimiothérapie donne un taux de survie de 72,2 % au stade III, tandis que le traitement néoadjuvant réduit le taux de récidive locale à 4,7 % dans les cas de cancer du rectum localement avancé.
Cancer du pancréas
Avec 4 800 nouveaux cas par an, les facteurs de risque du cancer du pancréas sont le tabagisme, le surpoids et un diabète de longue durée. La plupart des patients se présentent avec des douleurs irradiant dans le dos (72 %), un ictère (83 %) et une perte de poids importante (92 %). Une élévation du taux de CA 19-9 indique un pronostic défavorable. Pour les tumeurs résécables, la procédure de Whipple est effectuée, et le protocole FOLFIRINOX permet une survie médiane de 11,1 mois.
Carcinome hépatocellulaire
Le carcinome hépatocellulaire avec 6 500 nouveaux cas par an est fréquent chez les patients atteints de cirrhose hépatique (risque de 32 %) et les porteurs d’hépatite virale. Les principaux symptômes sont des douleurs dans l’hypochondre droit (83 %), de l’ascite (64 %) et un ictère (47 %). Des taux élevés d’alpha-fœtoprotéine indiquent un mauvais pronostic. Une greffe de foie peut atteindre un taux de survie à 5 ans de 78 % chez les patients répondant aux critères de Milan. Pour les petites tumeurs, l’ablation ou la résection sont utilisées, tandis que le sorafénib/lenvantinib est le traitement pour les stades avancés.